Le Bloc Hisn Al-Mateen livre sa lecture de la résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental
Lecture de la séance du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Sahara occidental
Fondation Bloc Hisn Al-Mateen – Alger, le 31 octobre 2025
La Fondation Bloc Hisn Al-Mateen a suivi avec une grande attention les travaux de la réunion du Conseil de sécurité tenue fin octobre 2025 sur l'évolution de la question du Sahara occidental. La réunion a abouti à l'adoption d'une nouvelle résolution, qui succède à la résolution 2756 de 2024 et proroge d'un an, jusqu'au 31 octobre 2026, le mandat de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO).
Présenté par les États-Unis, le projet a recueilli le soutien de la majorité des membres du Conseil, tandis que certains pays, comme la Russie et la Chine, se sont abstenus et que l'Algérie s'est retirée du vote pour marquer son rejet du contenu de la résolution.
1. Contenu et portée politique de la résolution. La résolution renouvelle l'appel aux parties – Maroc, Algérie, Front Polisario et Mauritanie – à reprendre les négociations sous l'égide de l'envoyé personnel du Secrétaire général, en vue d'une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable garantissant au peuple sahraoui son droit à l'autodétermination. Toutefois, comme l'an dernier, le texte met en avant le plan d'autonomie marocain de 2007, qualifié de « sérieux, crédible et réaliste », ce que de nombreux pays, à commencer par l'Algérie, considèrent comme un parti pris en faveur du Maroc et un grave recul par rapport au principe d'autodétermination qui a fondé la MINURSO en vertu de la résolution 690 de 1991.
2. La position américaine et ses répercussions. L'initiative américaine s'inscrit dans la continuité du soutien de Washington au Maroc, qui voit dans l'autonomie « la solution la plus réalisable ». Elle traduit une volonté de consolider l'influence marocaine en Afrique du Nord dans le cadre d'une alliance stratégique tripartite Washington–Rabat–Tel-Aviv, transformant la question d'un dossier onusien en carte géopolitique pour remodeler les équilibres au Maghreb et au Sahel.
3. La position algérienne : constance et courage diplomatique. L'Algérie a proposé deux amendements essentiels : élargir le mandat de la MINURSO à la surveillance des droits humains dans les territoires occupés, et permettre au Haut-Commissariat aux droits de l'homme de visiter régulièrement le territoire. Après leur rejet par le bloc occidental, elle s'est retirée du vote en signe de protestation, réaffirmant son refus de toute formule ignorant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. Pour la Fondation, cette position incarne la fidélité à la tradition libératrice algérienne et le prolongement naturel des principes de la Révolution de Novembre. Toute approche sérieuse doit reposer sur les références juridiques internationales, au premier rang desquelles la résolution 690 de 1991 ; l'effacement de ce principe des dernières résolutions constitue une déviation par rapport à l'essence du processus onusien.
4. La vision de la Fondation. Cadre civil indépendant porteur d'une vision participative au service des causes de libération et de justice, la Fondation Bloc Hisn Al-Mateen affirme que la question du Sahara occidental n'est pas seulement un dossier politique, mais une cause humaine appelant des solutions équitables fondées sur le droit international et les résolutions des Nations unies. Elle appelle la communauté internationale à assumer ses responsabilités historiques envers le peuple sahraoui et à garantir l'exercice de son droit inaliénable à l'autodétermination.
Djelloul Chetouane, président du Bloc Hisn Al-Mateen
Une seule patrie, une seule nation, une histoire et un destin communs



