Rentrée 2026-2027 : le Bloc défend l'arabe comme identité et l'anglais comme langue d'avenir

Sur les dispositions pédagogiques de l'année scolaire 2026-2027
Fort de sa responsabilité nationale et soucieux de contribuer à tout débat utile à l'Algérie, à son peuple et à l'avenir de ses générations, le Bloc Hisn Al-Mateen suit avec attention le débat en cours sur les nouvelles dispositions pédagogiques de l'année scolaire 2026-2027.
Tout en réaffirmant son respect des institutions compétentes et de leurs prérogatives, le Bloc estime que la réforme de l'école algérienne est une question nationale et stratégique, qui ne doit pas devenir un terrain d'accusations de trahison ou de tiraillements idéologiques, mais être débattue avec raison, sur la base de la science, de l'expérience et de l'intérêt national. Le Bloc affirme ainsi :
Premièrement : l'école algérienne est une responsabilité nationale. Toute réforme éducative doit viser à former une génération instruite, consciente, fière de sa patrie et de son identité, maîtrisant les outils du savoir et capable de relever les défis de l'avenir. Le débat sur les programmes et les langues doit être scientifique et serein, loin des accusations, des attaques et de la surenchère.
Deuxièmement : l'Algérie et son unité au-dessus de toute divergence. L'unité et la souveraineté nationales, la stabilité des institutions de l'État et la protection du front intérieur sont des constantes qui ne sauraient faire l'objet de surenchères. Diverger sur un programme, une matière ou une langue ne fait de personne un moins bon patriote. Nous divergeons dans l'appréciation, mais nous nous rassemblons autour de l'Algérie.
Troisièmement : l'arabe est notre identité, l'anglais notre choix d'avenir. La langue arabe est langue nationale et officielle et un pilier de l'identité algérienne ; préserver et renforcer sa place à l'école, à l'université et dans la société est une responsabilité non négociable. Dans le même temps, l'Algérie doit aborder les langues étrangères dans une logique d'avenir. Le Bloc estime que l'anglais doit être la première langue étrangère du système éducatif, en raison de sa place dans la recherche scientifique, la technologie, les sciences modernes, les références académiques, l'économie et la communication internationale. Quant au français, nous l'abordons avec objectivité et sans hostilité envers la langue ou ses locuteurs, comme l'héritage d'une étape historique ; mais l'intérêt de l'Algérie impose de réordonner les priorités, le français devenant une langue complémentaire selon les besoins et les spécialités, sans empiéter sur la priorité due à l'anglais. Nous ne sommes hostiles à aucune langue ni à aucun peuple : nous réordonnons nos priorités au service de l'Algérie et de ses enfants.
Quatrièmement : réformer par la science, non par la polémique. Le développement de l'école doit reposer sur les études scientifiques, l'expérience des enseignants et des éducateurs, l'avis des spécialistes et la réalité des établissements, avec une évaluation continue des résultats. Nous appelons à un débat national responsable sur la qualité de l'enseignement plutôt qu'à une querelle sur une matière ou une langue.
Cinquièmement : l'élève est la priorité. L'élève algérien n'est partie à aucun conflit idéologique ; il est un dépôt et l'avenir de la nation. Son intérêt, la qualité de l'enseignement, le développement de ses capacités et l'ancrage des valeurs de citoyenneté, de discipline et de responsabilité doivent être le premier critère de toute décision éducative.
Sixièmement : non aux rumeurs, aux accusations de trahison et aux discours de haine. Le Bloc appelle à vérifier les informations et les déclarations officielles avant de les relayer et met en garde contre les citations sorties de leur contexte et les campagnes de dénigrement. La critique constructive est un droit, la divergence responsable une nécessité ; le discours de haine et de division menace la cohésion de la société.
Septièmement : nos constantes et notre mémoire nationale au-dessus des surenchères. L'histoire de l'Algérie, les sacrifices de ses martyrs et ses valeurs nationales, religieuses et sociales appartiennent à tous les Algériens et ne doivent pas être instrumentalisés. La meilleure fidélité aux martyrs est de bâtir une Algérie forte, instruite, avancée et fière de son identité.
En conclusion, le Bloc Hisn Al-Mateen soutient toute réforme véritable au service de l'école algérienne et appelle à dissocier le débat éducatif des clivages idéologiques, à s'en remettre à la science, à l'expérience et aux institutions, et à bâtir une école conjuguant identité et ouverture, authenticité et savoir, patriotisme et compétitivité mondiale. L'Algérie doit choisir ses outils d'enseignement en fonction des besoins de l'avenir, non des calculs du passé.
L'arabe est notre identité, l'anglais notre fenêtre sur la science et le monde, et l'Algérie d'abord.
Une seule patrie, une seule nation, une histoire et un destin communs



